Les vélos électriques

Les vélos électriques

Troisième élément du triptyque que j’ai voulu proposer sur velofcourse.fr à l’occasion des nouveautés 2017: les vélos électriques. Comme l’écrit le magazine LE CYCLE dans son n° 476 d’octobre 2016, « le vélo à assistance électrique est la star du salon Eurobike, à Friedrichshafen (Allemagne)« .

Il y a déjà quelques années que sont sortis les premiers vélos à assistance électrique (VAE), mais 2017 semble vraiment promis à une extension de ce marché. Car la clientèle, multiforme, est là. Le VAE concerne certes le vélo urbain, mais aussi le VTT et les vélos de route. Ces derniers s’attachent à conserver l’aspect du vélo de route traditionnel. Cet aspect est d’autant plus réussi, avec notamment le cintre de course classique, que le degré d’intégration des équipements techniques est élevé. Nous verrons à cet égard plusieurs modèles qui illustrent ce constat.

Juste une précision, je n’aborderai pas ici les vélos de course équipés d’un moteur « invisible », sujet qui défraye périodiquement la chronique sportive et autre. J’ai déjà traité ce sujet dans un précédent article. Aujourd’hui, je centre mon sujet sur les vélos à assistance électrique (VAE) sportifs qui affichent fièrement leur spécificité technique.

Avant de regarder quelques modèles du marché, attardons-nous un moment sur les réponses à la question « comment ça marche ».

1 – L’assistance électrique, comment ça marche

Il ne s’agit pas d’un vélo électrique, en ce sens qu’il ne fonctionne pas tout seul, comme une mobylette au moteur thermique par exemple. D’ailleurs la réglementation indique que le moteur n’est là que pour apporter une assistance au pédalage. Et pour que cette aide fonctionne, il faut pédaler.

Ces vélos sont construits sur la base de cadres présentant des différences en terme de géométrie, parfois de cinématique. Ces cadres doivent présenter des caractéristiques particulières en matière de solidité et de comportement, les fourches également.

L’équipement du vélo comprend un moteur électrique, une batterie, un contrôleur électronique, un capteur de pédalage, un boîtier de commande au guidon. S’agissant du moteur, la loi limite sa puissance à 250 Watts et sa vitesse à 25 km/h.

Il existe cependant des VAE de route dont la puissance atteint 350 W, permettant de rouler jusqu’à 45 km/h.

Il existe différents types d’assistance sur les VAE:

  • par rotation du pédalier: le fait de pédaler entraîne l’activation du moteur qui libère toute son énergie après qu’un tour de pédalier ait été effectué,
  • par capteur de pression: plus la pression exercée sur les pédales est élevée, plus l’aide du moteur est forte et ce, quelle que soit la cadence de pédalage,
  • par capteur d’effort: le pédalage associé à la cadence détermine la puissance du moteur,
  • par tension de la chaîne: l’assistance s’active dès que la chaîne est en tension; en fait dès que le cycliste commence à appuyer sur la pédale.

Notons que l’assistance stoppe dès que l’on actionne au moins un frein. De même quand la vitesse de 25 km/h est atteinte. Mais le vélo peut rouler plus vite sans assistance.

On distingue les batteries au plomb à électrolyte gélifiée, au nickel-métal hybride, au lithium-ion, au lithium-polymère. L’autonomie d’une batterie rechargée dépend de son voltage (une 36V/10Ah apporte plus qu’une 24V/10Ah), du poids du cycliste, du degré de sollicitation du moteur en fonction du terrain parcouru.

2 – Quelques exemples de l’offre en matière de VAE

Commençons avec un VTT, le CUBE Reaction Hybrid HPA (photos ci-dessous).

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 Ce VTT dispose d’un cadre alu, d’un dérailleur Shimano Deore, avec cassette 11/36, de freins à disque Shimano. Le moteur est un Bosch Drive Unit Performance CX de 250 W, et la batterie, une Bosch Power Pack 500.

Poids total: 20.9 kg.

Photos réalisées par Velofcourse  avec l’aimable autorisation de CYCLES Avent’URE, à Saint Laurent-sur-Saône (Ain). www.cyclesaventure.fr

 

 

 

 

 

Concernant les vélos de route, voici le GIANT road e1 (photo ci-dessous, source: site GIANT):

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Ce vélo, de belle facture, est construit sur la base d’un ensemble cadre/alu, avec dérailleur Shimano Ultegra (cassette 11/32), pédalier Giant 34/50, freins hydrauliques à disque Shimano. Le moteur est le Yamaha Evolution Line d’une puissance de 250 W, et la batterie au lithium-ion de 36V (temps de charge, entre 4 et 5 heures). Le moteur est placé au niveau du pédalier. La batterie est positionnée le long du tube diagonal, dans un design réussi. L’assistance électrique fonctionne avec un capteur de pression. L’autonomie est indiquée entre 80 et 100 km.

Poids du vélo ainsi monté: 16 kg.

 

Source: https://www.giant-bicycles.com/fr-fr/bikes/model/road.e.1/25869/92562/

 

 

Le visiteur qui parcourait les allées du salon Eurobike n’avait que l’embarras du choix en matière de VAE, car beaucoup de marques ont décidé d’investir ce créneau. On peut citer encore, BH, MATRA, BULLS, HAIBIKE, MERCKX, BIANCHI, CKT by Virenque, FULGUR, Moustache Bike, tous présents en Allemagne cette année.

Voici justement un de ces vélos de route, le MATRA i-Speed Race D11.

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Le cadre de ce vélo est en carbone, le dérailleur AR est un Sram Force CX1, les freins sont hydrauliques à disque Sram. Le moteur est le Bosch Performance Line, la batterie de 500 Wh. L’autonomie varie de 60 à 150 km. En matière d’assistance, ce vélo dispose de 3 capteurs: fréquence de pédalage, vitesse, couple, plus un détecteur de changement de vitesse. Le constructeur indique que le Matra 1-Speed Race peut atteindre la vitesse de 45 km/h.

Poids total: 16.7 kg.

Source: http://matra.com/road/i-speed/i-speed-race-d11-s.html

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Deux autres vélos ont particulièrement retenu mon attention, de par leur look agressif très réussi selon moi. En effet, leur géométrie alliée à une intégration maximum (moteur et batterie) ne dénote pas parmi les vélos de route traditionnel « aéro », tout en indiquant clairement qu’il s’agit de VAE, certes haut de gamme. En effet, étant personnellement sensible au design des vélos de route, je suis spontanément plus attiré par ce type de machine sur le plan esthétique. Ce sont le VAE Eddy Merckx et l’Eldorado de Bianchi.

Malgré mes recherches sur internet, je n’ai pas trouvé ces machines qui sont, en fait, des prototypes. Aussi, afin d’en donner un aperçu, je joins ci-contre la photo d’un extrait de l’article que le magazine LE CYCLE a consacré aux vélos électriques dans son n° 476 d’octobre 2016 (page 69).

Pour ceux et celles qui voudraient approfondir le sujet et avoir accès à une large offre de vélos à assistance électrique, urbain, VTT, route, … je signale que LE CYCLE a sorti en avril 2016 un HORS-SERIE Spécial Vélos Electriques avec 360 modèles.

 

 

 

 

3 – Les VAE, pour qui ?

Je laisserai ici de côté les vélos à assistance électrique à usage urbain ou de loisir, très intéressants certes, pour ne m’intéresser qu’aux vélos on va dire sportifs.

Il y a 3 ou 4 ans, j’avoue que j’étais dubitatif sur le sujet. En effet, j’avais apprécié modérément le cycliste qui nous avait laissé sur place, mon petit groupe de cyclosportifs et moi, dans un col du Beaujolais, avec un sourire que nous avions cru narquois ! Bon, il faut dépasser ça.

Aujourd’hui, je pense que le VAE de route est une bonne alternative au vélo de course classique pour toute une catégorie de cyclistes qui, sans cela, cesserait de parcourir nos belles routes et de profiter des beaux paysages. L’important, pour moi, est qu’il n’y ait pas tromperie. En d’autre terme, on doit voir qu’un vélo bénéficie d’une assistance électrique.

A partir de là, l’utilisateur(trice) d’un VAE peut être un(e) cycliste qui, pour quelque raison que ce soit, n’a plus les jambes pour suivre son groupe habituel. Le VAE peut également faire revenir vers le vélo des personnes qui s’en étaient écartées depuis longtemps. Le moteur permet ainsi de suppléer un manque de puissance et d’endurance. Ce peut être pour rouler tranquillement, pour apprécier la liberté que donne ce moyen de déplacement, ou à un bon rythme sur le plat ou sur des parcours vallonnés, ou même pour gravir des cols au terme d’un effort maîtrisé. Ce pratiquant pourra alors revenir sur des terrains que sa situation personnelle n’autoriserait plus, ou de découvrir des routes qu’il n’aurait jamais pu parcourir avant du fait de leur difficulté.

La pratique du vélo sous toutes ses formes est en constante augmentation, et auprès d’amateurs de plus en plus nombreux. Nul doute que le développement des vélos à assistance électrique contribuera à l’accès aux plaisirs du vélo de personnes qui n’y seraient pas venu auparavant.

Louis

(publié le 18 novembre 2016)

Sources:

  • Magazine LE CYCLE, numéro 476-octobre 2016
  • www.cyclable.com/les-velos-de-route-a-assistance-electrique/
  • www.economie-gouv.fr/dgccrf/Publications/Vie-pratique
  • http://www.avem.fr/velo_electrique_comment_ca_marche.html

 

 

 

 

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